01/14/2026
La CAQ ne trouve rien de mieux à faire que de couper l’accès des jeunes à leur propre culture.
Retrancher 13 M$ aux sorties culturelles à l’école n’a rien d’une mesure comptable neutre. C’est un choix politique lourd de conséquences. Les arts vivants - théâtre, musique, danse, cirque - comptent parmi les rares leviers capables de soustraire les jeunes à la culture états-unienne omniprésente, consommée en continu sur leurs écrans.
Treize millions de dollars, c’est une goutte d’eau dans le budget du Québec. En culture, toutefois, c’est une somme déterminante lorsqu’elle est investie intelligemment : elle forme des publics, soutient nos créateurs et forge une curiosité culturelle durable chez les générations à venir.
Mais non. Le gouvernement préfère engloutir des millions dans des événements jetables, sans legs, qui profitent surtout à des multinationales milliardaires - comme les Kings de Los Angeles, pour ne nommer que ceux-là.
Moins de culture à l’école, c’est plus d’argent qui quitte le Québec au profit d’intérêts étrangers.
C’est un appauvrissement double : économique, avec des emplois en jeu, et culturel, dans un contexte où notre identité est déjà fragilisée par notre situation linguistique ultra-minoritaire en Amérique.
On reproche ensuite à la jeunesse québécoise de ne pas s’intéresser à sa propre culture, alors qu’on fait tout pour l’en éloigner par des coupures budgétaires aussi politiques que symboliques.