21/08/2026
Cette photo, c’est nous, à notre arrivée au Costa Rica. Notre toute première photo ici. ❤️
Un peu plus de deux ans plus t**d, notre quotidien a bien changé… et nous aussi, probablement un peu.
On nous demande souvent comment est réellement la vie ici. Et avec le temps, je crois qu’on a surtout appris à vivre différemment… et à ralentir notre beat.
Les matins sont plus doux. À 18 h, il fait noir et, finalement, on adore ça. Ça nous amène naturellement à ralentir plus tôt le soir.
Il y a les petits perroquets qui se promènent presque toujours à deux et leur petit son si particulier, les arbres qu’on regarde danser avec le vent et, bien sûr, les singes hurleurs. Après plus de deux ans, on ne se tanne toujours pas de les voir ni de les entendre. Comment une si petite bête peut-elle sortir un son aussi impressionnant?
Et puis il y a les petits kiosques sur le bord de la route avec les fruits frais du moment. Présentement, ce sont les mamones — un peu comme des litchis — et on adore ça.
Il fait aussi chaud. Faaaaa chaud! Nos corps se sont acclimatés, mais je trouve encore ça très chaud pour y vivre à l’année. Quand on retourne au Québec, dormir dans une chambre fraîche sous une bonne grosse couette lourde… ohhhh qu’on apprécie!
Ma mère disait déjà quand j’étais jeune que j’étais comme un petit poisson, toujours dans la piscine. Certaines choses ne changent pas : ici, je me baigne pratiquement tous les jours, souvent plusieurs fois par jour. Et l’eau est toujours juste parfaite.
Pour ceux qui ne le savent pas, nos deux chats ont aussi fait le grand déménagement avec nous. 🐾
Eux aussi ont dû s’adapter. Au début, je pense que leur première réaction a été la même que la nôtre : il fait chaud ici!
Comme l’électricité coûte très cher, on n'utilise pas la climatisation toute la journée. Heureusement, avec la construction, l’isolation et les fenêtres de notre maison, elle demeure assez fraîche et on climatise surtout lorsque c’est nécessaire et pour dormir.
Nos deux cocos ont maintenant 12 et 13 ans, alors les petits bobos commencent aussi à apparaître. Et ça nous a fait découvrir quelque chose qu’on ne connaissait absolument pas avant de vivre ici : les soins vétérinaires au Costa Rica.
On est encore impressionnés par leur disponibilité, leur douceur avec les animaux et la façon dont tout se fait avec nous. Prises de sang, analyses, échographies… on reste avec notre animal et on voit ce qui se passe. Même pour prélever de l’urine, ils utilisent l’échographie et font le prélèvement devant nous avec une douceur incroyable.
Les coûts aussi nous ont surpris : selon les soins, on paie souvent beaucoup moins cher que ce à quoi nous étions habitués au Canada.
Notre gros Charlie est d’ailleurs hospitalisé depuis deux jours. Il est diabétique depuis quelques mois et sa glycémie refuse présentement de redescendre comme elle devrait. Il est sous soluté pour le réhydrater et je reçois régulièrement de ses nouvelles par WhatsApp. J’ai même reçu ses radiographies directement sur WhatsApp! ❤️🐈
C’est aussi ça, vivre ailleurs : apprendre constamment comment les choses fonctionnent différemment.
Et puis il y a notre projet de « semi-retraite »… 😂
Bon.
Disons simplement que je ne pense pas avoir déjà autant travaillé!
Mais travailler dehors, prendre une petite pause baignade ici et là, commencer les matins plus doucement et terminer les soirées relax… ça change quand même beaucoup la définition d’une journée de travail.
Et surtout, il y a Le MaGil et les gens qu’il met sur notre chemin.
Une des choses que nous apprécions le plus dans ce que nous faisons, c’est ce qu’on appelle en riant « vendre du bonheur ». Voir les beaux sourires de nos clients, avoir le temps d’échanger avec eux, apprendre à les connaître, entendre leurs histoires et découvrir leurs cultures.
On nous demande souvent d’où vient notre clientèle. En ce moment, je dirais qu’environ 70 % vient du Québec et du Canada. Le reste est vraiment mélangé : un peu du Costa Rica, mais beaucoup d’Europe. Nous avons entre autres accueilli plusieurs personnes d’Allemagne, d’Espagne, de France… et ce côté social, toutes ces rencontres et ces différences culturelles sont tellement intéressants.
Et dans notre propre quotidien, il y a aussi ces moments tout simples qu’on apprécie particulièrement : reculer le camion directement sur la plage, admirer la mer et le coucher du soleil, sortir le petit BBQ et souper là, tout simplement.
Pas besoin de grand-chose.
Est-ce que tout est parfait? Non.
Est-ce que les nôtres nous manquent? Énormément. C’est sans aucun doute la partie la plus difficile.
Et quand on revient au Québec, il y a plein de choses qu’on retrouve avec bonheur. Mais se visualiser complètement de retour dans notre ancienne vie après avoir vécu comme ça pendant un peu plus de deux ans?
C’est devenu difficile.
Des regrets? Toujours pas.
Pour le moment, vivre dans ce climat de vacances nous convient. On travaille énormément, oui, mais dans un environnement Pura Vida : des matins plus doux, des soirées tranquilles, la nature autour de nous, une baignade entre deux choses à faire… et les sourires des gens qui viennent passer quelques jours chez nous.
Quand même pas si pire comme « semi-retraite ».
Et quand je regarde aujourd’hui cette toute première photo de nous au Costa Rica, je réalise surtout qu’à ce moment-là, devant ce premier coucher de soleil, on n’avait absolument aucune idée de tout ce qui nous attendait.
On apprend encore.
À vivre autrement.
À ralentir un peu.
À apprécier davantage les petites choses.
Pura Vida… finalement, ça s’apprend peut-être un peu avec le temps.