Hotel La Louisiane

Hotel La Louisiane Bookings my email or phone Wifi haut-débit inclus. Plusieurs salles de réunion: 65m2, 50m2 et 45m2. Deux escaliers et deux ascenseurs. Excellente literie.
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Hotel La Louisiane, in the heart of Saint-Germain-des-Prés since 1823, the oldest hotel in Paris, has been a haven for renowned writers, artists, musicians, filmmakers, poets, and mostly travellers from all over the world. Chaque jour ici, sur notre page HôtelLaLouisiane, nos articles et photos racontent notre actualité, notre histoire et autour présentent restaurants, cafés, galeries, événements

et la vie à Saint-Germain-des-Prés :
https://lnkd.in/eP-fz8T

Nuit d'hôtel en chambre simple, double (à 2 lits simples ou un grand lit), triple, quadruple, quintuple, sextuple ou Suite de 2 pièces. Emplacement de parking réservé sur rue (sur requête préalable uniquement). Chambres sur rue ou sur une cour intérieure au calme. Réception ouverte 24h24, enregistrement rapide. Téléphone +33 (0) 144 321 717

Shooting de Suzanne Lindon à l'Hotel La Louisiane  par Carole Bellaïche en 2023.Chambre 36, 71 et sur le toit    Saint G...
10/06/2026

Shooting de Suzanne Lindon à l'Hotel La Louisiane par Carole Bellaïche en 2023.
Chambre 36, 71 et sur le toit


Saint Germain des Pres fans

Hier se terminait le Marché de la Poésie, un beau moment à Saint-Germain-des-Prés, place Saint-Sulpice ! Des mots, des a...
08/06/2026

Hier se terminait le Marché de la Poésie, un beau moment à Saint-Germain-des-Prés, place Saint-Sulpice ! Des mots, des actes, des perceptions incendiant le réel, ou le mettant à nu... Des idées, des âmes qui se rencontrent et qui nourrissent nos espoirs !

J'en profite pour partager avec vous un brin de poésie.
Ce poème fait partie d'un livre qui s'intitule "Et vivre, ma f***e vagabonde" édité chez Unicité par François Mocaer sous le regard bienveillant de mon ami Eric Poindron.
Ce recueil existe depuis 2023, je publie ici quelques mots pour continuer à lui donner vie...
Fin 2025 naissait "Ce sapin plus heureux qu'une étoile", toujours chez Unicité.

Ps : Et vous, aimez-vous le roman "Thérèse Desqueyroux" l'empoisonneuse de François Mauriac, publié en 1927 (Grasset) ?

***
"En criminalité"

Cette troisième coulisse mène En-Bas
Contourner les vertus cardinales
Sans éveiller les doutes des vestales
Bruissements scrupuleux
Glissements de semelles
En discrétion, la voleuse s’échappe des décors vernis

Étrangère aux dorures
Plus solide que les vieux squelettes
Dont la morbide caresse agit trop

De la voleuse s’échappent des vapeurs de légèreté
Elles se déplacent en nuages informes

Sans sa couronne, ni grelots, ni pierres précieuses
Sans esprits
Ni même amour

Cerveau ailé
Vie de fêlée
Elle creuse un tunnel noir
À la verticale inversée
Sans que les transes et les danses ne puissent la contraindre
À l’avancée
Elle est une seule parmi les foules
L’ombre des néants
Piégée dans les filets des f***es
Et par l’envol d’épais fantômes

Oh les bavards
Ils sont glaçants de silence
Comme la rupture des blancs

À la dérobée, volé
Le couteau est au poing
Il est droit, il ne vacille pas
À l’image de ces pinceaux fébriles
Tristement propriété des âmes perdues
Ou propriétaires, d’ailleurs

Pendus aux mains des talentueux,
Ils s’effilochent, loin des admirateurs bruyants
Des claquements des mains frénétiques

Son arme, la sienne, est plus blanche qu’un moineau naïf
Sur les canines, les éclairs de violence luisent
Ses flammes libres rougeoient, infernales
S’oxygènent à la source des iris

Elle, à présent, sans frivolités, tenue par ses jambes
Ancrées
Dans la marre des vagabonds innocents

Elle avance, la peau tiède, vers les néants
De vie
Où l’air
Demeure étranger
À toute passion
Pourtant
Il guide
Sur le seuil des souvenirs
Dans l’antichambre des plus morbides
À l’entrée du bal, où quiconque plonge dans des eaux présentes, derrière de durs barreaux
Le dernier, le grand, le vrai, la ronde infinie

Y rient les bouches épaisses des silhouettes jais avec leur grand nez, et leurs plumes sur les couvre-chefs
Enveloppées de sombre mousseline aux nuances bleutées
L’on y danse, l’on y danse,
À deux, à plusieurs, en se tenant les mains

Pantin dévergondé
Tous sur le fil
Des reliures et de ses feuillets jaunis, passés

Une rive regarde l’autre, sa jumelle
La grande blessée demeure debout

Elle a tué ceux-ci et ces autres
Sans raisons
Et, elle empoisonnera, elle continuera
Le chiffre augmentera
Sans visions
Ni arguments
Pourquoi
Même le mari au souper y sera, la serviette en avalanche sur les poils dressés
Le coton rayé
Et cette triste diffusion de lumière
Un faux astre
Le pauvre repu de tant d’ennui
De potage salé
Cette image laide, usée
S’absente de tous les rêves sucrés
De ces tissages aux couleurs éclatantes qui se dissolvent au toucher

Même les robes brodées, en arabesques ondulantes
D’où s’échappent milles perles arc-en-ciel
Et toutes les pierres aux teintes sorbets acidulés
Sans oublier les diamants des belles idiotes

Ils brillent bien fort
Cette poudrière s’enflammera
Éclaboussera le couple
Ses contrefaçons

Mais aussi les landes farouches fortes à l’absorption des ardeurs
Des élans magiques

La sorcellerie moderne, c’est l’amour des fous
L’espoir des cambrures
Où se love la goutte cuivre brûlante

Par le cyanure, la ciguë, et ce mercurochrome pour panser la blessure éternelle sur les genoux des romantiques

Les filles
Près des feux
Leurs petits pieds
Qui marchent sur des cailloux-silex
Même pas mal

La liberté à la commissure des lèvres friandes
En sourire de lune croissante
Et cette chevelure d’Indienne
Brille, à faire frémir les reflets des eaux bouillonnantes
Sous les méridiens, protégée, près des rochers bruns
Des cœurs qui s’aiment

L’ennemi des vertus vivantes
À son symbole
Ce disque creux, inaudible, sourd
En dix-huit carats

Pour la cruauté, elle porte le barreau à même l’annuaire
Mais, heureusement
Il est Mort
Par le sang
L’immobilité l’a contaminé
Chacune des énergies s’est figée
Comme la cellule qui s’endort
Et cesse d’alimenter sa voisine, sa sœur complice
L’homme devient épouvantail,
Statue fragile
Oubliée au fond de l’atelier
Dans la cour, l’azur, près des pétales des fleurs

Où s’émeuvent les éphémères beautés
Héros, Coupable, Bambin
Qu’importe
Sa bouche se paralyse
S’ensuit un long silence
Plus vert que toutes les eaux narguant les îles
Et les cailloux dans les marres, à nos pieds
Le vieux galant mué en terre cuite

Quelle douceur d’en sourire
Et de le voir pour toujours
Sur la cheminée
Mon gnome
Il sera beau de t’aimer
De te plaindre surtout
Une minute seulement, après une danse endiablée
Autour des chaudrons
Bercée par la chansonnette aiguë des petites souris
Des rongeurs de l’invisible
Qui prirent le temps
Coûte que coûte
De tuer la princesse
Et de laisser ses dents
Trancher les sentiments-amis


Saint Germain des Pres

Rendez-vous... L’Irlande est l'invitée d’honneurdu 43e Marché de la Poésie !Jusqu'à dimanche 20h place Saint-Sulpice... ...
05/06/2026

Rendez-vous...
L’Irlande est l'invitée d’honneur
du 43e Marché de la Poésie !
Jusqu'à dimanche 20h place Saint-Sulpice...
Une délégation de 9 poétesses et poètes irlandais sera présente pour l’occasion : Cuàn de Búrca / Vona Groarke / Mícheál McCann / Eiléan Ní Chuilleanáin / Annemarie Ní Churreáin / Ailbhe Ní Ghearbhuigh / Mary Noonan / Leeanne Quinn / Stephen Sexton

D’autres événements (autour de Seamus Heaney, musique traditionnelle irlandaise…) auront lieu sur la scène du Marché mais également au Centre Culturel Irlandais (voir tous les détails dans le programme du 43e Marché et celui de la Périphérie du 43e Marché).

Marché de la Poésie
Saint Germain des Pres

RENDEZ-VOUS CE WEEK-END SUR LA PLACE DE SAINT-GERMAIN-DES-PRES pour cette 3e édition → 6 & 7 juin 2026 pour fêter le liv...
05/06/2026

RENDEZ-VOUS CE WEEK-END SUR LA PLACE DE SAINT-GERMAIN-DES-PRES pour cette 3e édition → 6 & 7 juin 2026 pour fêter le livre et plus largement la littérature : au programme, dédicaces, dictée géante, débats...

Sidonie Bonnec, Maryse Burgot, Adélaïde de Clermont-Tonnerre,
Sarah Chiche, Philippe Corbé, Michel Cymes, Olivier Delacroix,
Nicolas d’Estienne d’Orves, David Foenkinos, Éric Giacometti,
Marc Levy, Justine Lévy, Christine Ockrent, Jean-Michel Ribes,
Jean-Christophe Rufin, Bernard Werber...

Pas moins de 70 auteurs et autrices se réunissent sur la
place Saint-Germain-des-Prés pour un Salon gratuit et ouvert à tous, à la veille des départs estivaux. Avec plus de 4 000 visiteurs, 40 maisons d’édition et 70 écrivains réunis chaque année, le Salon du livre Saint-Germain-des-Prés revient les 6 et 7 juin prochains pour une troisième édition, au cœur même du poumon artistique du quartier littéraire de Paris, sur la mythique place de Saint-Germain-des-Prés.

Toujours sous l’impulsion de Carole Fernandez, le Salon du livre de Saint Germain-des-Prés « Des pages avant la plage », est devenu uen agréable escale avant le départ en vacances. Imaginez : prolonger le plaisir de lire en plein air, au cœur du Paris historique, tout en échangeant avec les plus grandes plumes d’aujourd’hui. Soutenu par les institutions mythiques et emblématiques du quartier — Les Deux Magots, Lipp, L’écume des Pages et Castel — ce rendez-vous fait revivre l’âme historique de la Rive Gauche.

Inspiré des grandes heures germanopratines des Deux Magots — où se croisaient Boris Vian, Simone de Beauvoir,
Jean-Paul Sartre ou Ernest Hemingway — un nouveau café littéraire s’installe face à l’établissement mythique pour
accueillir débats, conférences et rencontres de prestige. Rythmé par une programmation riche explorant tous les genres littéraires, l’événement adopte des allures de festival. Le Salon sera ainsi ponctué par des ateliers
participatifs — lecture, écriture, calligraphie ou encore dictée géante — spécialement conçus pour réunir et captiver
aussi bien les adultes que la jeunesse...

La Louisiane SSaint Germain des Pres DDes pages avant la plage

L’hôtel La Louisiane dans le livre « Hôtels littéraires, voyage autour de la Terre », (ed.2005)Par Nathalie H. de Saint ...
04/06/2026

L’hôtel La Louisiane dans le livre « Hôtels littéraires, voyage autour de la Terre », (ed.2005)
Par Nathalie H. de Saint Phalle

« Jamais aucun de mes abris ne s’étant tant approché de mes rêves » - Simone de Beauvoir

Dans son livre, « Hôtels littéraires, voyage autour de la terre », Nathalie H. De Saint Phalle, écrivaine, consacre quelques pages à l’hôtel La Louisiane. Elle y fait le récit de l’installation de Simone de Beauvoir et Jean Paul Sartre en octobre 1943. Ces deux grandes personnalités du monde des Lettres y avaient pris leurs habitudes : ils écrivaient, réfléchissaient, participant ainsi à l’effervescence intellectuelle de la Louisiane, mais aussi, ils se distrayaient sur la terrasse du 6e étage. Simone de Beauvoir écrivit : « Je ne supportais pas ces bains de chaleur contre la dureté du ciment mais, le soir, j’aimais m’asseoir là-haut, au-dessus des toits, pour lire et pour causer ». Et baigner au-dessus des toits de Paris.
Aussi, dans son livre, Nathalie H. de Saint Phalle raconte sa rencontre avec Albert Cossery (mort en 2008 à l’hôtel après plus de quarante ans de résidence).
« Il a choisi La Louisiane parce que des modèles et des actrices y vivaient alors (…), Il restera libre et léger, sans bagages, avec pour seul bien précieux le manuscrit en cours ».

Résumé du livre :
« D'Aden à Zurich, de l'Europe à l'Asie, des Amériques à l'Afrique, ce livre est un tour du monde des hôtels de la littérature. Réel ou fictif, palace, pension, auberge ou motel, l'hôtel a toujours occupé une place privilégiée dans l'imaginaire romanesque. Pour les écrivains comme pour leurs personnages, ce lieu de passage est le théâtre de tous les drames, de toutes les passions. On peut y trouver la mort comme Tchekhov ou Lautréamont, la passion comme Apollinaire et Lou, ou Lo**ta, des fantômes comme Julien Green ou Yeats, des voleurs comme Maïakovski ou Zweig...
Plus qu'une simple évocation des lieux, c'est à un voyage en littérature que nous convie Nathalie H. de Saint Phalle. Une promenade sur plus de deux siècles, aux accents parfois nostalgiques ou drôles, un parcours sans fin que chacun pourra prolonger à sa guise ».

Eros en Feu, son avis de lecteur
« L’homme est un esprit voyageur tissu à l'intérieur de la Grande Chrysalide du Monde. Son miroir subliminal et son arcane, c'est la métamorphose, un rite de passage. L'hôtel est l'image même de ce processus, le lieu par excellence où la vie se déroule dans toutes ses facettes. Un mouvement perpétuel de papillons monarques où les verbes Voyager et Voguer n'en font qu'un ! Hit the Road ! Aux Caravansérails de l'Inconnu ! »

31/05/2026

La Louisiane, à jamais l'hôtel des pierres qui roulent. Baron André aux percussions et notre réceptionniste Jojo à la basse. Mais qui tient le desk ?

Papa was a rolling stone
Wherever he laid his hat was his home
And when he died, all he left us was alone
Papa was a rolling stone (my son, yeah)
Wherever he laid his hat was his home
And when he died, all he left us was alone

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Rendez-vous mercredi 3 juin à 18h30 pour une lecture-rencontre d'Ahmed Dich.Ahmed Dich est un écrivain dont la trajectoi...
31/05/2026

Rendez-vous mercredi 3 juin à 18h30 pour une lecture-rencontre d'Ahmed Dich.

Ahmed Dich est un écrivain dont la trajectoire s’est construite en dehors des sentiers balisés de la littérature française. Son œuvre explore les tensions de l’âme humaine.
Ses textes interrogent la solitude, la filiation, la mémoire et les blessures invisibles, dans une recherche de justesse et de clarté.

Auteur de sept livres, ainsi que d’une œuvre poétique en vers et en prose, il développe une écriture traversée par une sensibilité constante aux failles humaines et à ce qui, en elles, résiste et se transforme.
« L’époque ne maltraite pas seulement les hommes. Les mots aussi ont subi de sévères outrages, à force d’avoir été détournés, pillés, trahis, en toute impunité. »

La vie Rue de Buci à Paris, routine si simpleRue de Buci, les fenêtres de la chambre 14, de la 15, la 16, la 17 comme de...
26/05/2026

La vie Rue de Buci à Paris, routine si simple

Rue de Buci, les fenêtres de la chambre 14, de la 15, la 16, la 17 comme de la 19, à l’étage noble de l’hôtel La Louisiane – donc le deuxième, s’ouvrent sur l’extérieur, sur la ville. Elles offrent aux voyageurs y résidant une vue privilégiée sur cette antique voie de Saint-Germain-des-Prés anciennement dite « rue de Bussy ». En tournant le regard à droite, on aperçoit la rue de Seine et les célèbres arcades du Bar du Marché, le « BDM ».
Bien-sûr depuis la rotonde qui fait l’angle, la chambre 19, c’est en face en contrebas que le voyageur découvre la terrasse du BDM. Il lui suffira de mettre un pied sur le balcon pour qu’il s’établisse immédiatement une étrange proximité, une connivence avec ceux qui y sont attablés, sirotant un café ou un verre de rosé. Cette chambre 19 « ronde » comme celle qui la surplombe, la love room 36, ou celle qui la porte, la 10 chère à Juliette Gréco, a un privilège : comme ses voisines de la rue de Buci, 13, 14, 16 et 17, elle a un balcon. Leurs habitants se sentent un peu comme les seigneurs de Saint-Germain-des-Prés, et ceux de la 19 comme des rois du Quartier, vers lesquels on lève la tête et porte un toast.
Car ces chambres rondes sont le souvenir d’une tour de guet surveillant le carrefour. On y imagine facilement Simon de Bussy, ce rusé aventurier picard originaire d’un village nommé Buci près de Soissons, surveiller ses gens d’armes soulager les marchands de gros sous avant de les laisser rentrer dans Paris. Par quels noirs services rendus ce roturier se hissa-t-il jusqu’au conseil secret de Philippe VI de Valois ? Pour quelle raison ce roi de la nouvelle lignée des Valois, cet usurpateur des Capétiens et des Plantagenets anglais, a-t-il en 1339 anobli Simon et rendu très riche grâce à cet octroi de passage ? Titré en 1341 premier président du parlement de Paris, Simon « de Buci » pensait être zénith… mais non, Simon voulait une gloire éternelle. Et en 1352, voilà que ce chemin sinistre de 200 mètres de long qui menait à un cruel Pilori dressé près de l’abbaye Saint-Germain-des-Prés, fut rebaptisé « rue de Buci ». Est-ce le fantôme de Simon qui visita les rêves de Jean-Paul Sartre, célèbre habitant de la Chambre 19, pour lui souffler que « L’Existence précède l’Essence ? », en lui racontant comment il a d’abord existé, surgit dans le Moyen-Age, pour se définir après et rendre son nom immortel ?
Au milieu, en face des balcons, le Chai de l’Abbaye, longtemps tenu par l’ami Bernard, est devenu la propriété des exploitants de la Diva des Prés, quelques mètres plus loin rue de Seine, en face de la grande porte rouge de La Louisiane. Mais rien n’a trop changé. La clientèle des habitués s’y rend encore et s’installe en terrasse, sur les guéridons, ou au bar, un vrai « zinc ». Galeristes et marchands d’art se réunissent pour se détendre après de longues journées à examiner à la loupe des certificats d’authenticité de tableaux. Nous y croisons Anthony de la galerie A2Z rue de l’échaudée, en rendez-vous avec ses artistes si simples de gentillesse alors qu’ils viennent de l’Asie compliquée ; ou en en pleine conversation avec son ami, l’habitué et marchand d’art arménien Vahan, aux étranges aller-retours dans les steppes de l’est.
Les femmes aussi s’assoient sur les tabourets, le verre à la main, heureuses et seules … même si elles ne tardent pas à se faire accoster, bon gré, mal gré. D’autres se réunissent ou honorent une rencontre professionnelle. Les projets de toutes et tous comme les velléités se déversent sur les tables et remplissent les verres des bons vins qui sont ici une tradition entretenue sans modération. Depuis les Buci rooms, au Chai, certains jours, on aperçoit aussi Xavier Blanchot, toujours heureux de saluer ses clients baguenaudant sur ses balcons d’un signe de main. Ce jour, il raconte son expérience récente à la télévision chinoise Mandarin TV, quand il y passa narrer le récit de l’histoire de La Louisiane et de Saint-Germain-des-Prés. Près de lui, une belle brune, souriante, se tient, un livre à la main…
La vie quotidienne se joue ainsi de choses routinières en spectacles d' une banalité rassurante : Flânant des yeux sur les vitrines de la boutique Kendosa, qui vient de changer ses présentoirs, le traiteur de Pastavino prend sa pause. Derrière la vitre de sa boutique, les paninis débordent, mais pas pour longtemps : ce sont les meilleurs du Quartier. Si l’œil pousse encore sur la droite, on aperçoit l’infatigable Madame C. la tenancière du traiteur chinois aux nems et nouilles illimités. En face, une longue file se dessine devant les fenêtres de la boulangerie Paul , où les clients attendent d’être servis de leur viennoiserie préférée.
Il y a encore quinze ans, la rue de Seine accueillait ses stands de fromages, sa charcuterie, son poissonnier, ses bouchers, ses maraîchers et ses fleuristes. Les germanopratins y faisaient leurs courses et à La Louisiane, selon que sa fenêtre s’ouvrait sur un tas de coquillages ou sur une flaque de sang, on demandait « une chambre sur mer » ou « une chambre sur abattoir ». Aujourd’hui, ce sont plutôt des fêtardes bringueuses et des bambochards noceurs venus des quatre coins du globe, escarpins ou baskets dernier cri aux pieds, qui s’y promènent sur une chaussée toute neuve et toute propre.
Cette évolution récente fait (un peu !) parler d’elle, elle est aimable et agréable pour certains, ou déplaisante pour les plus nostalgiques.
"Ca y est, ca y est" ! Voilà que passe sous nos pieds et nos balcons, Ali Akbar, le dernier crieur de journaux, bien capable d’envoyer un quotidien à l’étage si on lui jette une pièce ! Lui aussi a été anobli par le roi républicain en personne, le Président Macron. Le voilà comme Simon Chevalier, de l’Ordre du Mérite, pour bons et loyaux services. Le facétieux crieur l'a accepté ; contrairement à un autre célèbre germanopratin, l’indomptable Jean-Luc Godard qui disait ne pas aimer recevoir d'Ordres, et n'avoir aucun Mérite.
Il annonce les gros titres en brandissant « Le Monde » et mieux, « Le Gorafi ». Son habituelle et sonore acclamation « Ca y est, ça y est » précède l’information ; autour de lui, les passants et les clients des terrasses en rient, contents d'écouter celui qui résiste aux modes changeantes et à toutes les évolutions depuis des éons, lorsqu’il s’est installé à Paris
Il n'y à pas d'A-peu-Près à Saint-germain-des-Près.

Hotel La Louisiane Saint Germain des Pres

Le sable ne se vend pas dans le désertL’hôtelier n’est pas un commerçant comme les autres, sa sincérité compte de façon ...
25/05/2026

Le sable ne se vend pas dans le désert

L’hôtelier n’est pas un commerçant comme les autres, sa sincérité compte de façon essentielle. Il offre le gîte, le lit, la maison, le sommeil, la sécurité, l’intimité ; le secret aussi. Sans sincérité, un voyage censé être paradisiaque peut se transformer en enfer.
C’est ainsi qu’à La Louisiane, les vessies ne sont pas prises pour des lanternes. Point de spa, ni de piscine chauffée. Au prix des chambres, comment s’en plaindre ? Pas de télévision non plus. Pour ce qui est des hologrames, les fantômes de l’hôtel, si nombreux, sont là pour animer les nuits bleutées. Le voyageur dort dans un lit large et long, une bonne literie facilite le sommeil et ses rêves. Les rideaux, autrefois fleuris ont été remplacés par de lourdes tentures bleues qui empêchent les rayons du soleil de s’infiltrer dans l’espace.
Autour du dormeur, dans sa turne spartiate, des revues déposées sur les tables de chevet. Les meubles, longtemps, ont eu cette allure démodée qui offre tant de charme aux intérieurs des fermes rénovées et des maisons dans les villages à la campagne. Depuis plusieurs mois, l'hôtel a décidé d’offrir un nouveau lustre à ses ameublements essentiels, en faisant confectionner par un ébéniste boulliste des armoires, des penderies, des tables de chevet, des plateau de courtoisie ; en chêne. Sur le bois, est incrusté le logo de l'hôtel La Louisiane avec ce qui le caractérise : des vagues au cours paresseux pour illustrer la Seine, un clocher qui représente celui de l’Eglise Saint-Germain-des-Prés (la plus ancienne de Paris) et des étoiles, comme un noble salut à la royauté de ce Quartier fondé par les rois Valois.
L'hôtel a opté pour cette élégance simple, sans chichi, à l’image de La Louisiane, qui depuis 1928 et son rachat salvateur par la famille Blanchot, demeure une belle maison, une pension de Saint-Germain-des-Prés, où l’on s’offre le repos et un séjour au centre de Paris à un prix raisonnable.
Le tarif d'un service est un élément fondamental, il est le nerf de la guerre dans beaucoup de commerces, mais si à La Louisiane, le voyageur l’oublie, alors l’hôtelier aura respecté sa promesse et surtout, gagné son pari.
L’Hôtel La Louisiane, établi au cœur du quartier le plus cher de la capitale, dont les appartements sont vendus jusqu'à 26.000€ du mètre carré, met à disposition des chambres pour une location de 140 euros la nuitée et moins en basse saison ou pour des séjours longs. Il est l’hôtel qui offre le meilleure rapport entre Qualité et Prix au sein de ces rues qui serpentent, où sont installées des boutiques de luxe, des guinguettes, et forcément quelques pièges à touristes. Pour son écot, le voyageur aura un bon lit dans une chambre de quinze mètres carrés avec sa salle-de-bain privative.
Peut-être aura-t-il la joie de recevoir la visite d’un gentil spectre. Jim Morrison, enfièvrera-t-il sa nuit? Pour en être sûr, et mieux attirer les mânes du roi lézard, le plus malin programmera "When the music's over"... "Turn Off the lights" dans l'un de ses devices digitaux, grâce au WiFi abondant et offert.
L'esprit des artistes de renommée, des intellectuels célèbres, des écrivains marquants imprègnent la mémoire des lieux, ils participent à son identité.
Il est presque nécessaire d’endosser l’étiquette Bobo quand on parle de La Louisiane. Le 60, rue de Seine est parfois victime de son Histoire ! Pourtant, cet établissement plait à ceux qui apprécient les choses simples et faciles. Un profil type du voyageur à l’hôtel qui est exactement au centre de Saint-Germain-des-Prés, serait le « bourgeois bohème authentique ». Mais, afin de mieux cerner l’assemblée des voyageurs qui font la clientèle de La Louisiane, il faudra inclure les familles de touristes américains ou canadiens, dont beaucoup de québécois, les couples de New-York ou californiens, les groupes d’amies européennes et japonaises, les étudiants coréens, les joyeuses équipés de brésiliens, en résumé tous ceux qui transitent autour du globe.

En été, l’étudiante américaine ou asiatique vivra la chaleur parisienne, mais heureusement, les épais murs de pierre ancestraux conservent la fraîcheur des nuits (et la chaleur en hiver). A Paris, le climat fait partie du séjour et de l’expérience ! Les voyages forment la jeunesse. Il y a des lieux qui se testent, se caressent, s’éprouvent, ils nous font grandir, dormir, certes, et vivre des nuits différentes.
Les voyageurs alors rentrent chez eux, de nouvelles idées dans la tête, et parfois une dose d’humanité en plus. Ceux-là reviennent souvent. Des projets aussi peuvent naître, après une nuit passée à la Louisiane : deux jeunes musiciennes une fois revenues chez elles à Nashville, avaient si bien rencontré les muses de l’hôtel La Louisiane que leurs poches débordaient de mots et d’images. Ils devinrent vite des chansons, jusqu’à l’enregistrement d’un album.
L’hôtel s'incarne telle une œuvre et plus précisément dans deux romans, Le refuge des étoiles de Charlotte Saliou (2023) et Hôtel Louisiane de Julie Duchatel, (2026)... La légende s'écrit, se raconte, se poursuit... Nous espérons que d'autres livres verront le jour, des nouvelles, des romans, des poésies, du théâtre ! A La Louisiane, la page ne reste jamais blanche longtemps.

Mario Ghabali merci pour la première photos ci joint

Hotel La Louisiane

Nous déménageons Boulevard Raspail...Prince Roro et Charlotte Saliou disent leurs mots et leurs poèmes et les chantent, ...
24/05/2026

Nous déménageons Boulevard Raspail...
Prince Roro et Charlotte Saliou disent leurs mots et leurs poèmes et les chantent, aussi. Ce sera mardi 26 mai à 19h à la librairie Gallimard Boulevard Raspail, Paris VII.


Saint Germain des Pres
Hotel La Louisiane

Adresse

60, Rue De Seine
Paris
75006

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