19/06/2026
Il y a une dérive majeure que l'on voit se propager : l'utilisation de la spiritualité pour se dédouaner et fuir nos responsabilités d'humains incarnés.
Quand l'attitude, le style ou le discours de quelqu’un vous agace profondément, c’est le principe même de l'effet miroir. L’autre n’est pas le problème, il est simplement le révélateur de vos propres frictions intérieures. C’est un travail de soi avec soi.
Pourtant, la tentation est grande pour l'ego d'aller immédiatement se cacher derrière des concepts perchés, d'inventer des guerres karmiques ou des dettes transgénérationnelles avec des personnes que l'on ne connaît pas pour s'éviter de regarder ses propres névroses en face.
Entendons-nous bien : le transgénérationnel et le karmique existent, et ces dimensions ont totalement leur place dans le travail thérapeutique. Mais cela vient dans un second temps. Et j'insiste sur le "second plan".
Nous sommes avant tout des êtres incarnés dans la matière. Accepter son incarnation et faire preuve d’humilité, c’est commencer par la première marche : aller voir en nous ce qui nous dérange chez l’autre, ici et maintenant, dans notre quotidien.
Le sommet de la dérive, c'est d'utiliser ces scénarios karmiques comme une excuse pour faire des rituels ou des soins de "libération" dans l'invisible sur des personnes qui n'ont rien demandé.
Manipuler l'énergie de quelqu'un à son insu, ce n’est pas du soin. C’est de l’ingérence, et en tradition, c’est de la magie noire.
Revenons à la terre, à la rigueur et à l'ordre des choses : commencez par nettoyer votre propre bout de corde.
Qu’en pensez-vous ?
On en discute avec respect en commentaire.
Franck Ahori