11/09/2026
Si vous n’avez pas le temps, je préfère que vous ne lisiez pas les mots qui vont suivre.
Je considère qu’ils sont assez importants pour mériter d’être lus avec attention.
Alors voilà, je n’avais vraiment pas prévu d’écrire aujourd’hui. Pourtant, j’en ai ressenti l’élan quand j’ai pris conscience que nous étions un 11 septembre.
Je ne m’attendais pas non plus à ressentir deux émotions en même temps.
La première : la peur.
Non, pas la peur que ça recommence, mais la peur que mon fil d’actualité sur mes réseaux soit un lieu rempli de posts, aussi riches que pauvres de sens, voire pire : opportunistes.
La deuxième : une forme de tristesse.
Non, pas seulement la tristesse liée à la tragédie elle-même, mais celle que ce même fil d’actualité soit, au contraire, un non-lieu déserté de posts à ce sujet, aussi périlleux soit-il d’ouvrir cette question en public.
Alors, je me suis posé une question :
Qu’appelle-t-on vraiment Commémoration ?
Quels lieux ? Quels espaces avons-nous vraiment à notre disposition pour commémorer les drames qui traversent le monde entier, comme ceux qui traversent la plus petite parcelle de notre intimité ?
Où pouvons-nous nous relier vraiment à nous-mêmes et aux autres ?
J’ai beau travailler cette question quotidiennement, je suis troublé de constater que nous semblons encore bien démunis dans nos pouvoirs d’agir. D’autant que les événements que la vie nous donne à traverser sont parfois tellement violents qu’ils ressemblent bien plus à un déracinement.
Pourtant, je crois profondément que les réponses se trouvent dans le commun, dans ce qu’il est possible de construire ensemble.
Alors, j’aimerais vous entendre et vous demander :
qu’est-ce qu’on peut bien planter, collectivement ?
Cyrille