21/10/2026
Le 15 octobre, c'était la Journée mondiale de sensibilisation au deuil périnatal.
Mais quelle place donnons-nous à ces enfants et à leurs familles les 364 autres jours de l'année ?
Des grands-parents m'ont récemment partagé leur impuissance à accompagner leur fils et leur belle-fille face à une grossesse qui n'est pas allée jusqu'à son terme.
Leurs préoccupations étaient multiples : que faire ? Que dire ? Comment être présents, tout simplement ?
Sans le savoir, ni même en avoir pleinement conscience, ils se sont mis en quête d'une forme et d'un lieu pour que ce lien naissant puisse continuer à vivre. Ils cherchent comment faire mémoire d'une vie dont il existe si peu de traces matérielles.
Un prénom, une image, un objet, quelques mots… Parfois presque rien. Et pourtant, tant de choses à raconter, à imaginer, à transmettre.
Mais cette quête ne s'arrête pas à un geste, à un objet ou à un moment particulier.
Elle se renouvelle au fil des jours, des saisons, des anniversaires, des événements de la vie. À mesure que l'absence change de place et que les liens cherchent de nouvelles manières de s'exprimer. Il n'existe pas une seule façon de faire mémoire, ni une consolation que l'on pourrait construire une fois pour toutes.
Il y a des gestes à inventer, des espaces à habiter, des souvenirs à accueillir, parfois même des silences à partager. Autant de petites fondations que l'on pose, que l'on déplace, que l'on consolide au fil du temps. Pour soi, mais aussi pour celles et ceux qui nous entourent.
C'est aussi ce que peuvent offrir certaines installations dans nos cimetières : des lieux où revenir, déposer une trace, renouveler un geste. Ce sont des espaces qui ne figent pas le souvenir, mais lui permettent de se transformer en repère...
La consolation n'est peut-être pas un lieu que l'on atteint, mais un paysage que l'on façonne, saison après saison, ensemble.
𝐂𝐲𝐫𝐢𝐥𝐥𝐞 - www.nos-lendemains.fr