22/04/2026
Le 22 avril, dans les colonnes de Le Figaro, un diplomate français affirmait que la prétendue neutralisation du Hezbollah au sud du Litani River relevait davantage de la mise en scène que de la réalité.
Cette déclaration, si elle est avérée, met en lumière une contradiction structurelle que le Liban n’a jamais réellement résolue : celle d’un pouvoir bicéphale, où coexistent deux logiques incompatibles —
* une logique de confrontation permanente,
* et une logique de compromis pragmatique, souvent dictée par des intérêts immédiats.
Aucune nation ne peut durablement fonctionner sous un tel régime de dualité.
Ce n’est ni un équilibre, ni un compromis : c’est une instabilité institutionnalisée.
Continuer à ignorer cette réalité, à travers une forme de déni politique et de gestion par la répartition des pouvoirs, revient à prolonger une impasse.
Ce n’est plus une stratégie — c’est une dérive.
Le Liban ne pourra envisager une reconstruction sérieuse qu’à travers une clarification nette de son modèle de gouvernance et de souveraineté.